S'inscrivant dans la tendance
planétaire où l'écart entre les riches et les pauvres s'accroît, la Marche des
femmes se veut essentiellement une action pacifiste amenant les dirigeantes et
dirigeants politiques à prendre des mesures concrètes afin de réduire la pauvreté
et la violence faite aux femmes.
La Marche mondiale des femmes
est un événement majeur à souligner. Les femmes, les hommes et les enfants de
la Mauricie ont pris part à ce grand projet dans l'espoir d'agir sur la
pauvreté et la violence faite aux femmes et d'améliorer leurs conditions de vie
en tant que citoyennes et citoyens du monde.
En Mauricie, c'est la Table de concertation du mouvement des
femmes de la Mauricie qui a assumé le leadership dans l'organisation de ce
grand projet. Une multitude d'activités de sensibilisation et d'éducation
populaire ont eu lieu de mai à octobre 2000 et une marche régionale s'est tenue
du 9 au 13 octobre. Cinq jours d'action régionale se sont écoulés. Plus de 3000
personnes furent mobilisés. Puis, le 14 octobre, près de 400 personnes se sont
rendus au rassemblement québécois à Montréal, avec les 30 000 personnes en
marche. Le 15 octobre, plus de 50 d'entre elles ont poursuivi leur route
jusqu'à Ottawa pour le rassemblement pan canadien.
9 au 17 octobre 2000-
Marche régionale
Le départ officiel de la marche en Mauricie se tenait dans
la MRC Haut-Saint-Maurice, le 9 octobre, alors qu'une marche de 3 km était
organisée à La Tuque, à la suite de laquelle on passait le relais. En début de
soirée, un souper animé par de la danse autochtone et des chants attendaient
les marcheuses et marcheurs. Le lendemain, c'était au tour de la MRC de Mékinac
d'emboîter le pas, de Notre-Dame-de-Montauban jusqu'à St-Tite où était prévu un
souper et un concert. Puis, la marche se poursuivait le jour suivant dans la
MRC Centre-Mauricie alors que Shawinigan recevait ses marcheuses et marcheurs
avec un souper suivi de la pièce de théâtre « C'est pas juste! ».
Dans la MRC de Maskinongé, ce sont plusieurs marches municipales qui
s'opéraient simultanément pour se terminer à Louiseville où avaient lieu le
relais et une marche locale, suivi d'un souper et d'une soirée animée.
Finalement, la MRC de Francheville fermait la marche mauricienne alors que le
Parc portuaire de Trois-Rivières était le point de départ pour ce parcours qui
mènerait les participantEs à la Basilique Notre-Dame-du-Cap pour un grand
rassemblement régional conclu par un souper et une soirée en chanson avec Fabiola
Toupin et le spectacle Fuego Bohemio de la troupe Caravane.
Le 14 octobre, le Québec se rassemblait à Montréal pour un
trajet animé de 3 km haut en couleur avec un spectacle de clôture à couper le
souffle! Le 15 octobre, le vent de solidarité déferlait sur tout le Canada dans
un rassemblement pan canadien à Ottawa. Pour conclure, on se souviendra du 17
octobre 2000, jour de la grande finale de la Marche mondiale des femmes dans
les 158 pays participants. À cette occasion, des cartes d'appui ont été déposées
aux Nations Unies et un rassemblement mondial a eu lieu à New York.
Mai à octobre 2000 -
Activités de sensibilisation et d'éducation populaire
Mai à août 2000 -
Concours de photos amateur « Puisqu'une image vaut mille mots »
Un concours de photos était
lancé en mai offrant aux photographes en herbe trois mois pour transposer les
deux thèmes suivants en photographies :
Femmes du monde. Regarder les femmes et découvrir qui elles sont. Décrire les femmes de
tous âges dans quelque pays ou milieu que ce soit, ensembles ou seules. Faire
partager aux autres la grâce, la force, l'émotion et la multitude d'expressions
des femmes d'ici ou d'ailleurs.
Dans quel monde j'aimerais vivre? Chercher des solutions positives, garantes d'un monde
meilleur, où des déséquilibres profonds entre les hommes et les femmes, entre
les pays du Nord et du Sud, entre ceux de l'Est et ceux de l'Ouest ne seront
plus. Un monde où les droits fondamentaux des femmes seront indissociables des
droits humains universels.
À la suite du concours de
photos, la Marche mondiale des femmes invitait la population à venir explorer
la vision des artistes-photographes amateurs de la région lors d'une exposition
de photos itinérante à laquelle des œuvres photographiques professionnelles
d'artistes de la région se sont associéEs. L'exposition s'est ainsi baladée
dans les MRC de Mékinac, Centre-Mauricie, Haut St-Maurice, Maskinongé et
Francheville.
4 juin 2000 -
Marchethon Parc portuaire
Le 4 juin 2000 était une date
importante pour le mouvement des femmes au Québec. Cette journée commémorait le
5ième anniversaire de la Marche des femmes contre la pauvreté
« Du pain et des roses », initiative de la Fédération des femmes du
Québec qui aura fait naître le projet de la Marche mondiale des femmes en l'an
2000.
Cette journée était d'autant
plus importante puisqu'elle permettait aux comités régionaux d'organisation de
la Marche au Québec de sensibiliser la population à la Marche et à ses
revendications, en plus de permettre à ces mêmes comités d'amasser du
financement pour la réalisation des activités qui se déroulaient du 9 au 17
octobre. La population de la Mauricie a donc été conviée à cette Journée
nationale de financement en participant au marchethon de quatre kilomètres qui
démarrait au Parc portuaire de Trois-Rivières pour se rendre au parc Pie XII où
un pique-nique familial attendait les marcheuses et marcheurs ponctué
d'animations variées pour petits et grands.
Août à octobre 2000 -
Présentations vidéo -
Réseau des bibliothèques
À l'automne, la Marche mondiale
des femmes en Mauricie proposait une série d'animations dans les bibliothèques
de la région. L'animation proposée, d'une durée approximative de 90 minutes,
conviait la population au visionnement du documentaire Des marelles et des petites filles, une production de l'Office
National du Film (ONF). Ces animations ont eu lieu à Shawinigan, La Tuque, et
dans la grande région de Trois-Rivières.
www.onf.ca/petites_filles
18 septembre 2000 - Dans
quel monde j'aimerais vivre? Visions d'enfants pour un monde meilleur
La Marche mondiale des femmes en
Mauricie, en collaboration avec les écoles participantes, a proposé aux jeunes
de participer à un concours de réalisations plastiques sous le thème
« Dans quel monde j'aimerais vivre?». La sélection se tenait le 12 octobre
et les élèves retenuEs en nominations étaient invitéEs le 13 octobre, lors du
rassemblement régional à la Basilique Notre-Dame-du-Cap. Les noms des gagnantEs
(six au primaire et six au secondaire) y étaient divulgués et des prix de
participation étaient remis. Les enfants ont eu l'opportunité de voir leurs
réalisations imprimées dans un calendrier 2001.
25 septembre 2000 -
Théâtre Parminou « Des miettes pour les pigeons… la suite »
Le Comité de la Marche du Cégep
de Trois-Rivières, parrainé par le Service de la pastorale, en collaboration
avec le Comité régional pour l'organisation de la Marche, invitait la
communauté collégiale ainsi que la population à une représentation théâtrale
touchante mais teintée d'humour, la pièce Des
miettes pour les pigeons, la suite, du Théâtre PARMINOU. Le public
découvrait alors deux sans-abri qui faisaient sourire tout en faisant
réfléchir… Ils réclamaient de réels changements en ce qui a trait à la pauvreté
et à la violence dont ils étaient victimes.
30 septembre 2000 -
Cocktail et lecture de poèmes des femmes d'ici
La Marche mondiale des femmes
en Mauricie et le Festival international de poésie de Trois-Rivières invitaient
les femmes à laisser libre cours à leurs rêves et à visualiser un monde
meilleur, où la pauvreté et la violence faite aux femmes ne seraient plus, en
épanchant leur créativité dans un poème. Le 30 septembre, la Corde à poèmes du
Festival international de poésie de Trois-Rivières a ainsi revêtu les poèmes
que les femmes sont allées y accrocher et dont elles ont fait la lecture. Une
invitation toute spéciale avait été lancée aux hommes pour venir lire les mots
des femmes lors de cet événement. Au parc Champlain, des poètes, femmes du
monde, ont ensuite commenté les poèmes offerts. À l'apéro de la Marche mondiale
des femmes, des poètes de différents pays ont fait la lecture de leurs écrits.
Une animation toute spéciale en musique avec Patricia Powers et Fabiola Toupin
a ensuite complété la fête à la Maison de la Culture.